- Accueil
- / Espace Presse
- / Les Grandes Entreprises Ralentissent L'adoption De L'ia Face à La Montée Des Risques Cyber, à La Réglementation Et Aux Enjeux De Confiance
Les Grandes Entreprises Ralentissent L'adoption De L'ia Face à La Montée Des Risques Cyber, à La Réglementation Et Aux Enjeux De Confiance
- Une étude de FTI Consulting menée sur sept marchés révèle que 60 % des grandes entreprises ont ralenti, suspendu ou annulé leur déploiement de l’IA, la cybersécurité étant désormais leur principale préoccupation.
- La France se distingue par une approche encore plus mesurée dans le déploiement de l’IA avec seulement 20 % des décideurs qui déclarent avancer rapidement dans son adoption.
Paris, le 20 octobre 2026 – FTI Consulting, Inc. (NYSE : FCN) a annoncé les résultats d’une nouvelle étude qui montre que les grandes entreprises ralentissent leur adoption de l’IA à grande échelle, alors que les menaces de cybersécurité, l’incertitude réglementaire et les questions de confiance redéfinissent la manière dont les entreprises déploient cette technologie.
Intitulé « AI’s Second Act, Where Safety, Risk and Trust Collide » (L’acte II de l’IA : quand sécurité, risque et confiance s’affrontent), ce rapport s’appuie sur un sondage mené auprès de 1 600 décideurs de haut niveau sur sept marchés dont la France. Selon les résultats, 60% des grandes entreprises ont ralenti, suspendu ou annulé un projet de déploiement d’IA prévu au cours des 12 derniers mois en raison de préoccupations liées à la réputation, à la réglementation ou à la confiance. Ces résultats suggèrent que les entreprises n’abandonnent pas l’IA, mais qu’elles entrent dans une phase plus prudente où la gestion des risques liés à l’IA, une gouvernance responsable et la confiance en interne détermineront le rythme de son adoption.
En France, 54% des sondés se disent « plus positifs » voire « beaucoup plus positifs » qu’il y a douze mois quant aux bénéfices de l’IA sur leur activité. Ils sont pourtant 34 % à privilégier une approche prudente, axée sur la confiance et le contrôle plutôt que sur la vitesse de déploiement, soit le taux le plus élevé des sept marchés étudiés. Une plus grande prudence qui ne se traduit pas toujours par une plus grande préparation : la France arrive en effet en dernière position sur plusieurs indicateurs clés, notamment la mise en place de formations des employés (26%), l’établissement de politiques écrites relatives à l’IA (28%) et l’évaluation des risques en amont des lancements de projets d’IA (37%).
Lauren Unger, Managing Director de la practice Communication Stratégique chez FTI Consulting, a ajouté : « La France se distingue par une approche plus mesurée de l’usage et de l’adoption de l’IA. Le sondage montre pourtant qu’il ne s’agit pas d’un rejet de cette technologie : il met plutôt en avant l’importance accordée par les décideurs à une intégration de l’IA contrôlée et de qualité plutôt que précipitée. Les entreprises françaises doivent donc désormais traduire cette vigilance en préparation opérationnelle, en gouvernance crédible et en résultats concrets afin de développer l’IA sur des bases saines et durables. »
Principales conclusions de l’enquête :
- Le déploiement de l’IA ralentit : 60 % des grandes entreprises ont ralenti, suspendu ou annulé un déploiement d’IA prévu au cours de l’année écoulée.
- Le risque cyber est désormais la principale préoccupation : 60 % citent la cybersécurité (confidentialité des données et failles de sécurité) parmi leurs plus grands risques liés à l’IA pour l’année à venir.
- L’IA « fantôme » apparaît comme un risque majeur : 54 % des entreprises indiquent que l’utilisation par les employés d’outils d’IA non approuvés constitue une préoccupation majeure pour 2027.
- La gouvernance de l’IA est encore peu développée : seules 17 % des entreprises disposent de cadres de gouvernance datant de plus de deux ans.
La cybersécurité constitue clairement le principal point de tension. À mesure que l’IA est davantage utilisée pour des tâches quotidiennes, les entreprises doivent gérer à la fois les logiciels autorisés et le recours croissant à des outils non-approuvés échappant aux contrôles mis en place. Cela transforme la mise en œuvre de l’IA en un enjeu de risque opérationnel plus large, et non plus seulement en un défi technologique.
L’incertitude réglementaire renforce encore cette prudence. 81 % des personnes interrogées affirment que le manque de clarté des règles relatives à l’IA a engendré des problèmes concrets pour leur entreprise, notamment une aversion accrue au risque et une pression pour ralentir l’adoption de cette technologie. Parallèlement, la gouvernance de l’IA reste peu développée : 41 % des cadres de gouvernance des entreprises ont été mis en place il y a moins d’un an et seuls 17 % datent de plus de deux ans.
L’étude met également en évidence un fossé grandissant au sein des organisations en matière de crédibilité. Les cadres supérieurs sont plus enclins que les cadres intermédiaires à faire état de retombées importantes liées à l’IA, alors que ces derniers considèrent que les déclarations publiques sur l’IA correspondent peu à la réalité au sein de leurs entreprises. Or ce fossé est important, car ce sont souvent ces mêmes cadres intermédiaires qui sont chargés de traduire la stratégie en matière d’IA en changements opérationnels au quotidien.
Dans ce contexte de prudence, les entreprises réagissent en réorientant leurs investissements, privilégiant la maîtrise des risques au détriment de l’expérimentation. Les investissements les plus élevés prévus en matière d’IA concernent le domaine de la cybersécurité et de la sécurité de l’information (47 %), la communication interne et la gestion du changement (35 %), la formation et la certification des employés (30 %), les effectifs dédiés à la gouvernance de l’IA (27 %) et la gestion de crise (26 %). Cette tendance suggère que les entreprises dépassent le stade de l’expérimentation et mettent en place l’infrastructure nécessaire pour gérer l’IA de manière responsable à grande échelle.
Les résultats montrent également qu’il n’existe pas de modèle unique en matière de compétitivité dans le domaine de l’IA. Au Royaume-Uni, 41 % des personnes interrogées citent un cadre solide de souveraineté en matière d’IA comme une priorité absolue du gouvernement. En Espagne, 48 % privilégient un investissement accru dans la sécurité et les compétences liées à l’IA, tandis que la divulgation obligatoire des risques liés à l’IA arrive en tête en Irlande (42 %) et en Belgique (45 %). En France, 38 % accordent la priorité à des règles claires en matière de responsabilité en cas de défaillance de l’IA.
Méthodologie
FTI Consulting a mené une enquête en ligne du 5 au 11 août 2026 auprès de 1 600 cadres supérieurs chargés de la prise de décision au sein de grandes entreprises sur sept marchés différents : le Royaume-Uni (n = 250), la France (n = 250), l'Espagne (n = 250), l'Allemagne (n = 250), la Belgique (n = 250), les États-Unis (n = 250) et l'Irlande (n = 100). Les personnes interrogées ont déclaré un chiffre d'affaires annuel moyen de 1,5 milliard de livres sterling pour leur entreprise.
À propos de FTI Consulting
FTI Consulting, Inc. est un cabinet international de conseil de premier plan spécialisé dans l'accompagnement des organisations confrontées à des situations de crise et de transformation. Au 30 juin 2026, il comptait plus de 8 100 collaborateurs répartis dans 32 pays et territoires. Dans certaines juridictions, les services de FTI Consulting sont fournis par des entités juridiques distinctes, dotées d'un capital propre et gérées de manière indépendante. La société a réalisé un chiffre d'affaires de 3,8 milliards de dollars au cours de l'exercice 2025. Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.fticonsulting.com.
FTI Consulting
10 Rue de Bassano
75116 Paris, France
www.fticonsulting.com
Contact presse:
Diane De Brisis
diane.debrisis@jakobson.fr
Source: FTI Consulting, Inc.
Media Contacts
-
Corporate Communications
Nick Emmons
+1 617 747 1708 -
Americas - U.S., Latin America
Sam Ford
+1 617 480 7402 -
Europe, Middle East, Africa
Jess Simpson
+44 777 9438 193 -
Asia
Yammie Ng
+852 3768 4560 -
Australia
Rebecca Hine
+61 7 3225 4972
